Le parcours

Le parcours

Je le repète souvent, j’ai eu énormément de chance de lancer mon livre et de vendre toutes les copies avant qu’on ne rentre en confinement. Sinon, cela aurait été un coup dur pour moi et j’aurais fait faillite. Toutefois, il n’y a pas que la partie financière et c’est ce que j’essaie souvent d’expliquer aux gens. Lorsqu’on fait un business, ce n’est pas seulement pour faire de l’argent, c’est avant tout pour apporter une contribution. Ca je l’ai appris en discutant avec Robert Duchenne avec qui j’ai travaillé l’année dernière à XTM+ .

J’étais à un moment où j’avais perdu foi en beaucoup de choses et cette conception m’a remotivé. Je n’ai pas envie d’user et d’abuser des faiblesses du système pour m’enrichir. Le succès se mesure dans ce qu’on apporte. J’essaie depuis de seulement me mettre en position afin d’apporter ce que je sens pouvoir faire, sans avoir à faire des compromis. Nous vivons malheureusement dans une société où on nous envie par rapport à ce qu’on a obtenu, quelle que soit la manière dont on s’en ai pris, au lieu de ce que l’on a apporté.

J’ai été toute la semaine passée à ma table à faire la traduction de mes tizistwars en anglais et arrivé le weekend, j’étais tellement fatigué, j’avais des douleurs au dos et j’avais du mal à me mettre debout. Je n’arrivais même pas à marcher, ce qui faisait bien rire ma maman. Pourtant hier, j’ai fait de sorte de me remettre sur pied afin de pouvoir aujourd’hui porter mon gros sac rempli de livres, malgré la douleur, pour aller vendre la seconde impression de Tizistwar nou pays à Port Louis. Et, vraiment, c’est incroyable d’accueillir des gens qui trouvent le temps pour venir me rencontrer et dire à quel point ils ont apprécié mes histoires et le plaisir qu’ils ont à me lire. Cela me comble au plus profond à chaque fois.

L’initiative Tizistwar nou pays a été pour moi un grand succès parce qu’il m’a permis de toucher un nombre incroyable de gens à Maurice comme à l’extérieur et leur apporter du bonheur. Comme j’aime dire à mes amis pour rire, si la richesse d’une personne se mesurait à ce qu’il a contribué, je suis aussi riche qu’un Lagesse ou un Espitalier Noël.

Au fait, je pense que si la richesse se mesurait à ce que l’on donne au lieu de ce que l’on prend, à ce que l’on créé au lieu de ce que l’on accapare, à ce qu’on contribue au lieu de ce que l’on inscrit dans nos livres de comptes, alors le monde connaîtrait ce qu’est la vraie richesse. Les mamans seraient dans la liste de Forbes parmi les personnes les plus riches au monde bien avant les businessmen. Les professeurs et les médecins seraient glorifiés comme des rock stars. Les artistes n’auraient pas à mendier pour gagner leur vie et la race humaine n’aurait plus à attendre l’après vie pour savoir ce qu’est le paradis.